[Flash marchés] Les marchés financiers saluent les annonces d'un potentiel vaccin contre la COVID-19

09-11-2020
Hier, la société pharmaceutique Pfizer a annoncé des nouvelles positives au sujet de son vaccin contre la COVID-19 développé en partenariat avec BioNTech. L’analyse des résultats préliminaires montre un degré élevé d’efficacité.
 

En effet, 90% des personnes ayant été vaccinées développent une forme légère de la maladie, comparativement au groupe ayant reçu le placebo. Ce ratio de 90% est très supérieur à l’objectif initial fixé à 60% par Pfizer et la majorité de ses concurrents. L’estimation de son efficacité ainsi que de sa toxicité peuvent encore évoluer jusqu’à la fin de l’étude et de nombreuses questions restent en suspens.

L’étude ne porte que sur 94 cas testés positifs à la COVID-19, alors que 164 cas sont nécessaires pour une validation du traitement. Ces résultats restent cependant très prometteurs et proches des scenarios les plus optimistes. Nous devrons maintenant attendre la 3ème semaine de novembre pour obtenir des informations plus complètes quant à l’efficacité et la toxicité du vaccin. En effet, l’étude aura alors 2 mois de suivi après la seconde injection, ce qui permettra d’analyser les effets secondaires potentiels. Ce n’est qu’à partir de cette date, que les deux sociétés pourront déposer une demande d’utilisation d’urgence auprès des autorités. Il est très probable que cette dernière soit acceptée, entrainant ainsi la vaccination, dans un premier temps, des personnes les plus vulnérables et les plus exposées telles que les personnes âgées et les soignants.

Pfizer espère être en mesure de commencer sa campagne de vaccination avant la fin de l’année.

 

Les marchés financiers saluent cette nouvelle

Les marchés actions - en particulier européens – ont bondi ce lundi, à l’instar du CAC40 qui s’est apprécié de 7,5%. Les marchés américains ont en revanche évolué en ordre plus dispersé ; si le Dow Jones s’est adjugé près de 2,9%, l’indice Nasdaq a reculé de 1,5%. Ces écarts de performance s’expliquent par des compositions sectorielles différenciées : les secteurs les plus affectés par la crise sanitaire – aéronautique, tourisme, énergie, banque… - ont enregistré des rebonds spectaculaires, tandis que les valeurs dites de croissance ont fait l’objet de prises de bénéfices. Sur le front des matières premières, le prix du baril de pétrole a profité de cette embellie, en hause de près de 8% alors que l’or a reculé. Enfin, les rendements à long terme des obligations d’Etat se sont tendus, à l’image du taux à 10 ans américain qui flirte avec les 1%.
 

Quelles conséquences pour notre politique d’investissement ?

Ces premiers résultats renforcent l’hypothèse qu’un vaccin – ou plusieurs – soient trouvés au cours des prochaines semaines, ouvrant la voie à des campagnes de vaccination qui s’étaleraient au moins jusqu’en 2022. Ils soutiennent également notre scenario de reprise synchronisée de l’économie mondiale. Celle-ci prendrait forme au printemps prochain, favorisée par ailleurs par le déploiement des plans de relance budgétaire et par des politiques monétaires toujours très accommodantes. Nous avions profité de la volatilité constatée au cours de ces dernières semaines pour remonter le poids des actions à la Neutralité dans la perspective d’une victoire de Biden et d’un renforcement de l’économie mondiale dès le printemps 2021, tout en conservant une large diversification régionale et sectorielle. Les liquidités restantes pourraient être appelées à être déployées, au cours des prochains mois, à mesure de la réalisation de notre scenario.