Mai : S’engager aujourd’hui, les nouveaux philanthropes

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A l'heure où les mots "philanthropie" et "charité" sont délaissés pour le "Capitalisme d'intérêt général", prenons le temps de découvrir, tout au long du mois de mai, les visages de ceux qui incarnent l'engagement d'aujourd'hui.

Cinquante ans déjà ! Parmi les événements de 1968 qui ont transformé notre société en profondeur, il en est au moins un dont nul ne conteste aujourd’hui les effets positifs : la création de la Fondation de France. Cette année-là, le 7 octobre, répondant à l’appel d’André Malraux, les principales banques du pays – dont Neuflize, Schlumberger, Mallet et Cie, l’ancêtre de Neuflize OBC – réunissaient les fonds pour constituer ce qui allait devenir l’organisme de référence de la philanthropie française. Résultat, la Fondation de France fédère à présent pas moins de 828 fondations. Son « Panorama national des générosités » vient d’être rendu public il y a quelques jours dans les colonnes de La Croix. On y apprend qu’en 2015, particuliers et entreprises ont versé 7,5 milliards d’euros à des œuvres d’intérêt général. Soit trois fois le budget de l’État pour l’aide publique au développement.

L’engagement des donateurs privés français ne se dément donc pas. Notamment en faveur de la recherche, l’inclusion sociale, la culture et l’environnement. Mais aussi du tiers-monde. Comme le montre un décompte récent réalisé par l’OCDE à l’échelle planétaire, quelques-uns de nos champions nationaux, tels qu’EDF, Veolia et Mérieux, sont particulièrement actifs dans ce domaine. L’administration fiscale a d’ailleurs récemment assoupli sa position concernant les dons des personnes physiques à destination des pays du Sud. À condition toutefois que l’ONG parrainée soit basée en Europe… On lira l’analyse proposée par le site Prismes à ce sujet : « Mondialisation du mécénat, quel rôle pour la France ? »

Pour l’heure, c’est la fondation de Bill Gates qui, de loin, participe le plus activement aux programmes humanitaires internationaux. Par exemple contre la fièvre jaune en Afrique (1 milliard de personnes à vacciner d’ici à 2026). Le fondateur de Microsoft n’est du reste pas le seul, outre-Atlantique, à engager sa fortune dans les grandes causes. Rien que l’année dernière, les dix premiers philanthropes américains ont dépassé les 10 milliards de dollars de dons. Comment expliquer un tel écart avec la France ? Longtemps, créer une fondation s’est apparenté à un véritable parcours du combattant dans notre pays. Mais les fonds de dotation, institués par la loi de 2008, changent la donne. Des outils beaucoup plus simples à mettre en place, et dont le site Prismes rappelle la pertinence et l’efficacité, notamment dans les scénarios de transmission d’entreprise.

Quelques contenus du mois de mai

- [Interview] François Lemarchand, fondateur de Nature et Découvertes : "Philanthropie et charité sont deux mots inappropriés"
- [Podcast] Patricia Ricard, l’océan en Héritage
- [Fiche Pratique] Les 6 questions qu’un philanthrope doit se poser avant de s’engager dans un projet philanthropique
- [Décryptage] Être philanthrope au XXIème siècle
- [Infographie] Philanthropie, le new deal

Retrouvez des interviews, infographies et décryptages sur le sujet sur Prismes Neuflize.

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