Décembre : la YONO stratégie

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You Only Need One, telle pourrait être la devise de la nouvelle génération d’entrepreneurs. Plus engagés, plus responsables, ils portent la parole d’une génération qui souhaite changer le monde. En plaçant le client au centre de leur modèle, ils créent avec lui une relation unique. Consommer moins, pour s’engager plus.

Qui a dit que rien ne pouvait résister au bulldozer Amazon ? Parmi les concurrents sérieux de la firme de Jeff Bezos, il est un vétéran, et non des moindres, qui ne se laisse pas abattre : Walmart. Rien qu’en octobre, rapporte la revue LSA, le leader américain des hypermarchés a fait coup sur coup l’acquisition des sites Eloquii (spécialiste des vêtements grandes tailles) et Bare Necessities (lingerie féminine), confirmant une stratégie de croissance externe ambitieuse, marquée notamment par le rachat depuis deux ans des pépites Bonobos, Jet.com ou Shoebuy. Résultat, le chiffre d’affaires en ligne du géant de Bentonville (Arkansas) a bondi de près de 40 % cette année.

Toutes ces opérations ont un point commun. Elles visent des DNVB (Digital Native Vertical Brands). Comprenez des startups qui vendent leurs produits, et interagissent avec leurs clients, uniquement sur le Web. Une recette à laquelle les consommateurs de moins de 40 ans adhèrent massivement. En France, le phénomène a permis à des marques comme Sézane (mode féminine), Bergamotte (bouquets de fleurs) ou Tediber (matelas) de s’imposer sur leur marché en un temps record. Au point que certains de leurs dirigeants sont devenus des icônes, tel Guillaume Gibault, fondateur du Slip français (sous-vêtements masculins), qui prodigue sur YouTube ses conseils d’entrepreneur dans un programme à ne pas manquer, baptisé « J’y vais, mais j’ai peur ».

Mais les milléniaux ne se distinguent pas seulement par leur façon de consommer ou de se lancer à leur compte. Dans leurs choix financiers aussi, ils affichent des exigences rafraîchissantes. « Il est clair que la prochaine génération d’investisseurs veut agir différemment », déclarait Philipp Hildebrand, le vice-président de BlackRock (le plus gros gestionnaire d’actifs au monde), il y a quelques jours dans La Tribune. Cet ancien gouverneur de la Banque centrale suisse prédit ainsi « l’explosion » des fonds indiciels ESG (répondant à des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance), qui se proposent, selon lui, « d’aligner le capital sur des avancées positives ». Une formule qui fait mouche.

Quelques contenus du mois de novembre à retrouver sur notre média en ligne Prismes :

[Podcast] Pauline Laigneau, co-fondatrice de Gemmyo - Tout ce qui brille
[Vidéo] Pierre Kosciusko-Morizet : qu’est-ce qui motive les nouveaux entrepreneurs ?
[Infographie] Quand les DNVB rebattent les carte du e-commerce
[Entretien] Viviane Lipskier “Les fondateurs de DNVB expriment des valeurs qui leur ressemblent et qui résonnent avec les générations X et Y”

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