La Banque Neuflize OBC et Asterès livrent les résultats de leur étude intitulée
« Entrepreneuriat féminin : comment lever les freins pour entreprendre ? »

14-01-2021
La Banque Neuflize OBC annonce également la mise en place d’un accompagnement spécifique et d’une offre de financement privilégié pour les femmes entrepreneurs.
 

Déclarée « grande cause du quinquennat » par le Président Emmanuel Macron dès son élection en 2017, l’égalité entre les femmes et les hommes passe, entre autres, par le travail et l’entrepreneuriat. Malgré le lancement du plan gouvernemental « Entreprendre au féminin »1, l’entrepreneuriat féminin semble toujours relever du parcours « de la combattante » en France.

« Les femmes représentent 40% des créations de microentreprises et d’entreprises individuelles. Elles s’engagent souvent dans l’entrepreneuriat pour échapper au plafond de verre qui les empêchent de progresser dans les entreprises et pour mieux concilier vie familiale et vie professionnelle » indique Nicolas Bouzou, fondateur d’Asterès.

On sait pourtant que les inégalités d’accès à l’emploi sont à l’origine d’un manque à gagner de l’ordre de 3% à 14% du PIB2, il semblait donc pertinent de s’interroger sur la place de l’entrepreneuriat féminin en France.

Les équipes de Neuflize OBC ont fait le constat que moins de 10% des entreprises qui ont contracté un prêt avec la Banque sont dirigées par une femme. A l’initiative de ses équipes dirigeantes, la Banque Neuflize OBC a alors décidé d’initier, il y a quelques mois, une réflexion autour de l’entrepreneuriat féminin, et plus particulièrement sur les freins que peuvent rencontrer les femmes qui souhaitent créer une entreprise en France (notamment les difficultés d’accès au financement).

« En tant que banque responsable, Neuflize OBC a beaucoup d’atouts pour accompagner les femmes entrepreneurs mais il faut corriger les a priori sur l’accès au financement bancaire, notamment au crédit. En effet, les dossiers de crédit portés par les femmes entrepreneurs sont traités de la même manière que ceux portés par des hommes. Les mêmes critères de sélection s’appliquent aux hommes et aux femmes, déclare Laurent Garret, Président du Directoire de la Banque Neuflize OBC.

Les enseignements principaux de l’étude réalisée par Asterès pour le compte de Neuflize OBC :

  • Les femmes créent des entreprises pour deux motifs bien distincts : fuir le plafond de verre de l’entreprise ; concilier vie familiale et vie professionnelle.
  • Les entreprises fondées par des femmes créent moins d’emplois que celles créées par des hommes car elles sont majoritairement dans des secteurs à plus faible croissance, mais également parce qu’elles s’autocensurent.
  • Les femmes créent de plus en plus d’entreprises individuelles et de microentreprises : elles représentent ainsi 40% des créations de microentreprises et d’entreprises individuelles.
  • Les femmes qui se lancent dans la création d’une entreprise peuvent subir des inégalités issues du monde salarial : en moyenne les créatrices d’entreprises souffrent d’une moindre expérience de direction durant leur vie « précédente » de salariée.
  • Il ne semble pas y avoir de discrimination dans l’accès au financement bancaire, contrairement à l’accès à la levée de fonds : le capital-risque constitue un métier essentiellement masculin (90%) et différents travaux font état d’un phénomène d’homophilie.
  • Les déterminismes sociaux influencent à terme l’entrepreneuriat féminin : les stéréotypes de genre conditionnent dès l’enfance les hommes et les femmes différemment (image sociale attendue, orientation scolaire, charge mentale…).
  • La famille et le couple jouent un rôle fondamental : la plupart des femmes interviewées ont confirmé que leur réussite professionnelle n’a été possible qu’en raison de la présence d’un mari ou d’un conjoint bienveillant, « acceptant » de prendre en charge une partie des activités du foyer.

Fort de tous ces constats, Neuflize OBC, banque de référence des entrepreneurs en France, a décidé de s’engager encore plus fortement auprès des femmes entrepreneurs. Depuis 2017, Neuflize OBC soutient activement l’entrepreneuriat féminin, notamment le projet « Créatrices d’Avenir » à travers ses Trophées de l’entrepreneuriat des femmes en Ile-de-France. La Banque va également mettre en place un plan d’action plus ambitieux pour permettre aux femmes entrepreneures d’avoir accès à ses expertises, ceci afin d’accroître encore leur chance de réussir :

  • L’équipe Corporate Finance de la Banque Neuflize OBC lance un mentoring dédié aux femmes entrepreneurs, notamment en matière de capital-investissement et d’opérations de haut de bilan.
  • Dans le cadre de sa stratégie RSE, la Banque met en place une offre de crédit à taux bonifié pour les entreprises les plus vertueuses en matière de critères ESG. Les entreprises dirigées par des femmes - ou ayant une forte représentativité des femmes dans leur direction - intègrent un critère sociétal important en plus d’une approche prudente dans la gestion des risques. Elles peuvent par conséquent bénéficier de ces crédits à taux bonifié.
  • La Banque s’engage à intégrer les problématiques spécifiques des femmes dans son club « Be Entrepreneur by Neuflize OBC », lancé en mars 2020, et dont la vocation est d’accompagner les entrepreneurs, tous secteurs d’activité confondus, dans leurs principaux enjeux de croissance.
« Nous souhaitons porter une attention particulière aux dossiers présentés par les femmes. Les entrepreneures ayant passé l’étape de la levée de fonds obtiennent des résultats en moyenne meilleurs que leurs homologues masculins. Elles ont souvent un management plus horizontal, qui est particulièrement valorisé par les Millenials. De surcroit, la diversité et l’égalité des chances entre les hommes et les femmes sont des points clés de la politique RSE menée par la Banque Neuflize OBC. Notre devoir est d’accompagner les cheffes d’entreprise en leur donnant accès à nos différentes expertises » ajoute Olfa Maalej, membre du directoire, responsable des produits et solutions chez Neuflize OBC.
 

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1 Initié en 2013 par la Ministre Najat Vallaud-Belkacem, ce plan s’articule autour de 3 axes : sensibiliser, orienter et informer ; renforcer l’accompagnement ; faciliter l’accès au financement.

2 Le coût économique des discriminations – France Stratégie – 2016.