L’intelligence artificielle rendra-t-elle le monde meilleur ?

News item -

Accusée de priver des millions d’employés de leur travail, d’effacer la barrière entre la vie privée et la vie publique et d’asseoir la domination planétaire des GAFA, le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’a pas bonne presse. Pourtant, à en croire certains observateurs, nous sommes peut-être en train d’entrer dans une nouvelle ère du numérique. Une ère plus responsable.

L’intelligence artificielle rendra-t-elle le monde meilleur ? Accusée de priver des millions d’employés de leur travail, d’effacer la barrière entre la vie privée et la vie publique et d’asseoir la domination planétaire des GAFA, le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’a pas bonne presse. Pourtant, à en croire certains observateurs, nous sommes peut-être en train d’entrer dans une nouvelle ère du numérique. Une ère plus responsable. Dans un long éditorial paru il y a quinze jours, le directeur de l’European Scientist, Jean-Paul Oury, affirme que la communauté des spécialistes de l’intelligence artificielle se montre de plus en plus sensible à la question morale : « La situation est comparable avec les débuts du génie génétique dans les années 70, lorsque les chercheurs se sont réunis lors de la conférence d’Asilomar et ont commencé à réfléchir sur les conséquences de leurs actes », analyse-t-il. Après la bioéthique, la robot-éthique ?

De fait, on ne compte plus les équipes médicales, les défenseurs de l’environnement et les innovateurs sociaux qui ont recours à l’intelligence artificielle. Dernier exemple en date : le programme Global Forest Watch, parrainé par l’ONU, Google, Greenpeace et la Nasa. Comme le rapporte la Revue d’innovation sociale de Stanford, il s’agit d’une plateforme digitale en ligne qui compile en permanence des millions de données glanées sur le Net pour dresser en temps réel une cartographie détaillée de la déforestation à Madagascar. Le procédé, beaucoup plus rapide et économique que l’analyse des images satellites, permet aux ONG d’intervenir d’autant plus efficacement là où il y a urgence.

Mais il n’y a pas que les forêts dont l’intelligence artificielle se propose de percer le moindre mouvement. Un laboratoire du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) vient de mettre au point un logiciel capable de deviner les mouvements d’une personne derrière un mur. Ce quasi-miracle est possible grâce au traitement des ondes Wi-Fi, qui traversent les bâtiments, mais se reflètent sur le corps humain. Une découverte aux possibilités vertigineuses, mais dont les auteurs ont préféré imaginer les débouchés bénéfiques. Par exemple, la détection des personnes âgées qui vivent seules chez elles et à qui il peut arriver de tomber sans pouvoir appeler les secours. Dans ces travaux, une chose au moins n’est pas artificielle : le souci des plus faibles. À ce sujet, on lira la synthèse proposée par le site Prismes : « Les algorithmes ne peuvent pas se passer de l’intelligence humaine ».

Quelques contenus du mois de juillet

Partager